Archives de Catégorie: Méditation

Migration et enracinement

Tel un oiseau, j’ai moi aussi migré, mais pas seulement pour une saison. Je suis arrivée depuis quelques mois déjà dans un nouveau coin de pays, la Gaspésie. Malgré le fait que je me considère encore comme une nouvelle arrivante, je compte bien y rester longtemps. Ce pays, je le considère comme mon nouveau chez-soi, ma terre d’accueil pour la nomade dans l’âme que je suis. J’y retrouve à la fois la nature sauvage et grandiose que l’entraide et la chaleur humaine. Tant de richesses à découvrir dans ma familiarisation avec le milieu, les gens, les mœurs, les paysages, les villages!
Plage de Coin-du-Banc, Rocher-Percé et île Bonaventure au loin

La mer est omni-présente ici, on en ressent sa puissance et sa sagesse dans tous les patelins gaspésiens. Même si j’ai grandi loin d’elle, j’ai établi une relation solide et durable avec cette étendue d’eau salée à perte de vue, dès que j’y ai mis les pieds. Elle est depuis un soutien bien apprécié pour favoriser mon intégration ici, mais surtout une source d’inspiration pour continuer d’avancer, de créer, de développer des rêves et des idées.

Enracinement au pied d’une épinette 

Novembre est déjà bien entamé et j’ai croisé ce matin ma première envolée de bruants des neiges de la saison. Arrivés du nord, ils viennent passer l’hiver ici « au chaud ». Au printemps, ces passereaux repartiront vers leur aire de reproduction en Arctique. Vais-je suivre encore une fois le mouvement migratoire des oiseaux? J’imiterai plutôt les plantes, j’installerai bien profondément mes racines en territoire gaspésien pour l’hiver, afin de m’épanouir parmi la mer, le soleil, et l’air salin!

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Témiscouata, toi qui m’a vu fleurir

Hommage à une région d’accueil et de beauté incontestés,
le Témiscouata…

Dans moins de deux semaines, la vie m’amènera vers d’autres contrées, où nature sauvage et richesses méconnues se côtoient aussi, comme ici, dans le «Témis». Un brin nostalgique, un brin excitée, l’aventure se poursuit, la mienne, celle de Fleur au vent, et je pars disperser mon pollen ailleurs, pour mieux observer, admirer, explorer, apprécier ce monde ici-bas.

Saint-Louis-du-Ha! Ha!

Témiscouata, quand on y arrive, tes paysages à la fois denses et grandioses laissent paraître hameaux et villages au travers de tes vallées. Jeune mais à la fois dotée d’une histoire foisonnante, tu vis au rythme de tes ressources si précieuses. Les couleurs que tu revêts à chaque saison et à chaque coucher de soleil sont l’image d’une région éclatante par ses découvertes à y faire.

Bourdon et prunelle se complètent bien!

Témiscouata, ta forêt et tes lacs regorgent d’êtres vivants variés, animés, fertiles. Autant ta faune que ta flore valent leur découverte. Tu m’a permis de rester en contact avec ta nature vierge qui a tant à donner quand on prend le temps de la contempler, de l’admirer, de la respecter.



Lac Sload, Saint-Pierre-Lamy

Témiscouata, les gens qui t’ont choisi comme milieu de vie ont à coeur ton bien-être et ton épanouissement. Les rencontres et les échanges que j’ai vécus ici m’ont dévoilé des femmes et des hommes dynamiques, enracinés et fiers de leur milieu. Ces visages resteront soigneusement gravés en moi comme signe d’une population qui tient à la durabilité de son développement. 






Parmi les tussilages…

Témiscouata, tu m’auras vu fleurir, tu auras vu la chenille se transformer en papillon, tu auras accueilli l’oiseau migrateur le temps d’un arrêt pour s’y nourrir. Telle une terre fertile, tu as su m’offrir tes paysages, tes gens, tes opportunités et ta nature pour me donner la chance de m’approcher encore plus de ma vraie nature.


Merci, et à bientôt…

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Sources d’inspiration

Quelques randonnées d’avril, où les raquettes étaient toujours de mise, m’ont permis d’entrer en contact avec de sympathiques êtres bien adaptés à leur environnement. Par leur observation, ces arbres, ces animaux, ces éléments m’ont portée à être présente à eux, à leur milieu. Les créations de Dame Nature me servent ainsi souvent de point de départ pour des moments d’introspection et de méditation…

 

Rencontre sur mon chemin de quelques mésanges attroupées autour de mangeoires attirant aussi écureuils et curieux humains! Un arrêt s’impose, mais un peu de patience est requise pour apprivoiser ces petites ailées noir et blanc. Une main tendue, immobile, j’attends l’oiseau qui se perchera rapidement sur mes doigts, le temps de picorer une graine ou une maille de mon gant. Cette mésange, comme ses copines aviaires, m’aura charmée et m’aura invitée à partager son quotidien l’instant d’une envolée.

 

Halte au pied d’une chute d’eau où la rivière a modelé avec le temps les rives de son lit. En haut d’un escarpement rocheux, un pin est perché, arbre solitaire bravant l’aridité du roc pour s’y enraciner. Poussant à tout vent, il semble régner sur nous, visiteurs contemplatifs. Comme un symbole de persévérance, je ne peux m’empêcher de garder vivante en moi l’image de ce pin qui continue sa croissance malgré son exposition aux intempéries.

 
Neige granuleuse chauffée par le soleil, tel se transforme le couvert blanc au printemps avec l’arrivée des températures plus clémentes. Nous entourant encore à ce temps-ci de l’année (au Témiscouata du moins!), prend-t-on le temps de remarquer que la neige est en constante transformation? Elle revêt parfois le visage d’un léger flocon, parfois celui d’un cristal plus glacé, mais révèle toujours sa nature changeante et en évolution.
 
Que de mystères à contempler autour de soi par la présence des richesses de la nature… 

Beauté sauvage.
Retour à l’essentiel.
Respect de la Terre-Mère.

 

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Cycles de vie

Le printemps est officiellement arrivé depuis déjà une dizaine de jours. Plus qu’une date au calendrier, l’équinoxe du printemps marque le moment de l’année où le jour est aussi long que la nuit. Dans la culture québécoise, celle où j’ai grandi, l’arrivée du printemps apporte son lot de discussions sur la fonte de la neige et et nous fait rêver de journées chaudes et ensoleillées. Une date qui symbolise tant dans un milieu coloré par les différents rythmes de la nature.

Éveil arbustif

Le printemps est aussi le temps où la nature se réveille, littéralement. La grenouille sortira bientôt de son engourdissement avec le réchauffement de l’eau où elle a passé l’hiver. De même, la marmotte commence déjà à se balader à l’extérieur de son terrier, après de longs mois de sommeil comateux. Les oiseaux migrateurs se tailleront une place dans le ciel bleu d’avril. De leur côté, les bourgeons des arbres et arbustes sont à leur apogée, prêts à déployer leurs feuilles, attendant eux aussi le soleil et la chaleur.

Les saisons, la lune, le jour et la nuit, la migration, l’hibernation, la dormance… Quand on s’y arrête, on s’aperçoit que notre vie est structurée par différents cycles, ceux de la nature comme ceux des humains. Les nations amérindiennes sont parmi les peuples qui ont intégré avec justesse ces rythmes à leur quotidien par des rituels destinés à célébrer, à marquer ces temps de l’année et de leurs vies.Sans nécessairement en faire une cérémonie, ce temps de changement dans notre milieu environnant peut aussi être profitable pour soi. C’est une belle occasion de s’arrêter, l’instant d’une réflexion, et observer la manière dont on vit cette transition. Comment est-ce que je m’adapte à l’hiver qui semblent s’éterniser? Quelle est ma réaction face au changement, changement de saison mais aussi tout changement, toute fin d’un cycle? Ai-je besoin de faire le grand ménage du printemps, dans ma maison mais aussi intérieurement?

Soleil printanier

Le printemps signifiera toujours à mes yeux période de renouveau et me stimule à faire comme la marmotte, à me réveiller un peu plus! Tel un soleil printanier qui se fait de plus en plus éclatant à chaque jour, la nature laisse transparaître de plus en plus des traces de ce retour à la vie. Toutes ces merveilles sont une richesse à découvrir. Qu’elles puissent être inspiration et vivacité pour nos périodes de changements!

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Quand le silence règne

 J’ai la chance de vivre dans une petite municipalité où il est facile de s’éloigner de toute source de bruit « humain ». Lorsque, à l’intérieur de mon chez-moi, le réfrigérateur se tait, l’ordinateur est au repos et la radio est éteinte, d’un coup je me retrouve face au silence. À l’extérieur, en me rendant un peu en retrait du centre du village, les moteurs vrombissants des voitures et autres engins mécaniques se font discrets et laissent place à cette absence de son.
De retour de ma visite avec le silence…

Absence de son… pas tout à fait, car en cette veille printanière la nature sort à son tour de sa quiétude silencieuse caractéristique de l’hiver, où tout semble en arrêt. Les mésanges qui ont passé la saison froide ici commencent à se faire plus bavardes. La neige entame son processus de fusion en laissant entendre quelques légers ruissellements. Dans un moment d’attention, on peut percevoir les pas bondissants d’un lièvre sur la neige, tentant d’échapper à un lynx ou un renard. Un peu plus et on arrive même à déceler l’eau sucrée monter dans les vaisseaux des troncs d’arbres en vue d’alimenter les feuilles en devenir!

Le silence témiscouatain

Cette présence sonore nous rappelle que la nature nous révèle toute une diversité d’êtres vivants, peu importe le temps de l’année ou les conditions extérieures. La solitude devient ainsi très relative lorsqu’on est dans un environnement sauvage. Le silence habité avec lequel Dame Nature nous habille est une invitation à la pause, à l’écoute et à la contemplation.

Ces jours-ci, j’aime bien prendre un temps, aussi souvent que possible, pour partir à la découverte du silence dans la forêt ou près d’un plan d’eau. C’est si facile d’oublier qu’il est possible de s’offrir des moments sans bruit. Pourtant, ceux-ci nous apportent tant en nous permettant de reprendre contact avec soi-même et d’apprécier le moment présent. Pour ma part, une visite avec le silence m’offre la grâce de trouver une paix intérieure, essentielle à la poursuite de mon idéal de vie.

Bon silence!

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Mouvement

La mer, cette si grande étendue d’eau, dévoile à chaque instant une facette différente de sa nature. Jour après jour, elle est toujours présente, sensiblement au même endroit. Marée après marée, elle se transforme : sa couleur, son bruit, sa banquise, sa force, sa houle, sa température… Même dans sa stabilité, la mer est dynamique.

La mer est mouvement.
La mer est changement dans la continuité de la vie.

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Nouvelle année, nouveau départ

Fleuve Saint-Laurent

Après quelques semaines d’arrêt, d’incubation et de repos, me voilà de retour, prête pour bien amorcer la nouvelle année. J’ai fait le plein d’air frais, de moments de réjouissance et d’amour, mais surtout le plein du vide. Ne rien prévoir, ne pas avoir de routine, vivre chaque jour en se laissant bercer par les humeurs et les imprévus, telles ont été mes vacances des Fêtes. On pourrait dire que j’ai vécu ces semaines comme une méditation du «ne rien faire», où l’on ne fait qu’être là, présentE à ce qui est à cet instant. Quel bonheur!

Maintenant, comment revenir au rythme «normal» de la vie, comment réintégrer la routine quotidienne sans trop d’heurts? Pas toujours facile, j’en ai eu pour une semaine à me réadapter! Le moyen que j’ai trouvé a été de garder contact avec cet état de présence et de bien-être dans lequel j’étais ces dernières semaines. J’essaie d’être attentive aux sensations sous mes pieds quand je prends une marche. J’essaie de remarquer toutes les saveurs du repas que je déguste. J’essaie d’admirer le paysage lorsque je suis sur la route en direction du bureau. De simples gestes qui me permettent de rester connectée à mon essence. Je peux ainsi être à l’écoute de mes besoins, mieux ressentir mes émotions, agréablement observer la Vie en moi et autour de moi.
J’ai aussi profité de la nouvelle année qui commence pour prendre une résolution, eh oui, fidèle à cette tradition qui daterait des Babyloniens. Ne voulant surtout pas me créer de frustrations dues à une promesses non gardée, j’ai souhaité que cette résolution soit agréable à suivre et à vivre au quotidien. Ce n’est pas sur un coup de tête que je l’ai décidé, c’est plutôt suite à une réflexion sur le chemin parcouru la dernière année que je me suis engagée envers moi-même. Les bons coups et les moments marquants m’ont aidée à donner une orientation à ce cycle qui recommence afin que je puisse continuer à marcher dans la bonne voie, vers la destination souhaitée. Dans ce contexte, je crois qu’une résolution peut nous aider à grandir et à se rapprocher de notre véritable nature.
Enfin, je vous souhaite une belle année 2011 en santé, empreinte de sérénité, de petites joies à tous les jours et vous offrant de multiples occasions de découvrir la nature autour de soi et en soi!

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