Archives mensuelles : novembre 2010

Panne sèche

On a beau vouloir, des journée cette impression de « vide mental » est bien présente. Le cerveau semble être resté couché ce matin-là, l’intelligence et la rationalité ont déposé un mandat de grève générale! Que faire, sinon accepter que ce ne sera pas le bon moment pour accomplir de grandes performances intellectuelles. Quelle belle occasion pour justement observer… observer ce qui nous entoure, observer qui l’on est, observer tous les gestes que l’on fait souvent machinalement.
L’observation est un très bon moyen pour simplement « être ». Être présent à ce qui est là à l’instant, sans regarder en arrière ni réfléchir à la prochaine action. Thich Nhat Hanh, moine bouddhiste zen d’origine vietnamienne, parle souvent de la Pleine conscience. Être pleinement conscient du moment présent, et où que ce soit : au travail, avec la famille, pendant les activités de loisir ou en faisant la cuisine par exemple. En pratiquant la Pleine conscience, on arrive peu à peu à intégrer un état de bien-être et de sérénité dans nos gestes quotidiens et malgré le rythme parfois effréné de la vie.
Une solution, ou plutôt un baume apaisant pour une panne sèche? Sortir par un soir de tempête hivernale, comme celle qui souffle par ici en ce moment. Le vent, la neige, le froid nous ramène vite au présent. Rien de mieux que d’être exposé aux éléments de la nature pour éveiller nos sens et percevoir la vie, la notre, celle des autres êtres vivants et surtout la Vie…
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L’automne, quand la nature se prépare pour l’hiver

Lac Long, Rivière-Bleue

Le sol commence à geler, les arbres ont tous perdu leurs feuilles, les oiseaux sont déjà bien en route vers le sud. À l’automne, plusieurs espèces végétales et animales modifient leurs habitudes pour résister à l’hiver, tel l’écureuil qui finalise sa récolte de nourriture en vue de son hibernation. Tout porterait à croire qu’il n’y a plus de vie parmi la nature qui nous entoure.

Mais pourtant… une petite visite dans les bois, près d’une étendue d’eau ou dans un champ nous démontre bien que ça grouille encore de vie! Justement, à la recherche de matériel vivant, je suis allée me balader dans les espaces sauvages environnants. J’y ‘ai fait de belles trouvailles : des aiguilles de pin pour concocter un pétillant au pin, des racines de pissenlit fraîches pour griller et faire du succédané de café, de la sphaigne où j’ai pu m’y asseoir confortablement pour admirer la nature, et j’en passe.

Peu importe le temps de l’année, il est toujours possible de s’émerveiller des chefs d’œuvre vivants qui nous entourent. En prenant le temps d’observer un coucher de soleil, d’écouter le vent souffler dans les vallées ou de toucher la rugosité de l’écorce de frêne, on prend contact avec la vie, avec le présent… avec soi, simplement.

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Classé dans Écologie, Herboristerie, Méditation

Être bien chez soi

Un midi cette semaine, je suis allée marcher sur le terrain semi-aménagé d’un résident du village où je travaille. C’est un des avantage d’occuper un emploi dans une petite municipalité, on peut rejoindre le bois en quelques minutes à la pause-dîner. Dès mon entrée sous les grandes épinettes et parmi le tapis marbré de feuilles mortes et de neige, j’ai eu l’impression d’être chez moi. Un peu comme ce qu’on ressent quand on rentre  à la maison après quelques jours à l’extérieur. Je me sentais à ma place, dans un milieu accueillant et chaleureux. J’y suis restée à m’y balader de longues minutes, et j’ai peiné pour en sortir à l’heure du retour au boulot!
Les Bessonies (Cantal, France)
Certains se sentent chez eux dans leur ville natale, d’autres dans la communauté où ils ont décidé d’y acheter une maison et où ils travaillent depuis plusieurs années. Pour ma part, je prends de plus en plus conscience que ma maison, ce n’est ni tel village ou tel pays, mais simplement la nature – là où les espaces sont vastes et sauvages, là où la vie animale et végétale y règne. Peut-être est-ce pour cette raison que  porter ma maison comme une tortue me convient autant que m’enraciner à un endroit fixe… tant que la nature m’est accessible.
À chacun de trouver sa maison, son endroit où il est bien!

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