Archives mensuelles : décembre 2010

Prendre le temps

Prendre le temps de faire chauffer un chaudron d’eau sur le poêle dans lequel y infusent des herbes récoltées en pleine chaleur estivale…
Prendre le temps d’aller marcher dans les prés avoisinants où la terre et les semences de fleurs sauvages qui la parsèment se reposent pendant les quelques mois enneigés…
Prendre le temps d’appeler un parent, une amie, pour parler de tout sauf de ce qui semble important…
Prendre le temps d’observer les traces de pas d’humains ou d’animaux sur la neige fraîche pour essayer de comprendre leurs va-et-viens…
Prendre le temps d’hacher les nombreuses gousses d’ail nécessaires à la préparation d’un tonique immunitaire…
Prendre le temps d’écouter les bruits qui nous entourent, ceux dans nos chaumières, ceux de la rue, ceux de la nature…
Prendre le temps d’écrire une lettre à la main à la personne qui nous est la plus chère…
Prendre le temps de respirer l’air pur qui refroidit les narines…
Prendre le temps d’admirer les décorations de Noël qui colorent et illuminent les longues nuits de décembre…
Prendre le temps de photographier les cynorhodons et autres fruits qui résistent au froid de l’hiver…
Prendre le temps de concocter des sucreries avec amour pour se régaler en famille…
Prendre le temps, parce que chaque instant passe si vite, parce que chaque instant vaut la peine qu’on s’y arrête, parce que chaque instant est unique!
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Ode à la vie et à la sagesse

Lac Dôle, Saint-Louis-du-Ha! Ha!

Près de chez moi se trouve un terrain de camping en bordure d’un petit lac bien calme. Quelques sentiers pédestres sillonnent les rives et les environs des emplacements pour les tentes et roulottes. Endroit idéal pour une sortie en canot à la brunante ou un arrêt à écouter les huarts, installé sur un des bancs près de l’eau.

Les gens qui connaissent bien l’endroit savent aussi qu’un être particulier vit sur le site : un pin blanc de quelques centaines d’années, dont le diamètre doit être d’au moins un mètre. Cet arbre a une taille gigantesque pour nos forêts québécoises, il est un des quelques survivants végétaux des coupes forestières lors de la colonisation au XIXe siècle. Impressionnant par sa taille, ce pin l’est aussi par… sa sagesse. Il a traversé des époques, en a vu des générations de bûcherons et de campeurs, a résisté à d’innombrables tempêtes. Malgré tout, il est toujours là, il a toujours fière allure, et est toujours honoré par les multiples visites estivales de curieux de passage.

Symbole de la Vie, symbole de la Sagesse, ce pin blanc peut être un exemple à suivre pour nous, hommes et femmes, qui peinons parfois à avancer parmi les embûches et les ravins. Continuer, se tenir droit, voir loin, persévérer, s’enraciner pour mieux grandir… Pour tout ça, il vaut bien la peine de visiter le pin blanc près du lac, l’autre arbre qui nous inspire, le parent âgé près de soi, et de s’abreuver au vécu de ces êtres extraordinaires.

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