Archives de Catégorie: Écologie

Beautés au jardin

Quelques photos prises en un matin au ciel clair et pur. Elles sont pratiquement toutes là, je n’ai pas réussi à en éliminer tellement chaque fleur photographiée parle d’elle-même.

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1 août 2020 · 6 h 00 min

La pleine conscience du confinement vécue à la Fleur au vent

La 5e semaine de confinement dù à la pandémie de COVID-19 s’achève. Cinq semaines d’adaptation à un rythme de vie totalement autre, où on apprend à vivre avec l’inconnu, l’inconfort et l’insécurité. Mais surtout où on apprend à vivre avec soi-même et avec les autres. Ici Fleur au vent a arrêté ses activités, à la fois pour se conformer aux consignes gouvernementales et à la fois pour rester à la maison avec ma fille d’âge préscolaire. Et je suis moi aussi complètement en apprentissage.

J’ai eu le goût il y a quelques jours de vous partager des clins d’oeil de mon quotidien – quoique l’appareil photo a lui aussi ralenti le rythme. Une incursion chez moi et autour de chez moi, dans le quotidien de la famille mère-fille, où on apprend autrement à se connaître, à se comprendre, et surtout à s’aimer. Parce que cette situation intense et exceptionnelle à tous les niveaux nous ramène à cet acte vital d’aimer. S’aimer, aimer ses enfants, aimer sa famille, aimer ses collègues, aimer ses proches, aimer nos ainÉs qui ont bâti la société dans laquelle on évolue.

Alors on pratique la pleine conscience, pas toujours, mais aussi souvent qu’on y pense. La cloche de la pleine conscience s’improvise au dîner avec un bol de crudités et une fourchette. On s’émerveille devant les beaux cailloux trouvés à la plage et les ricochets réussis sur une mer bleu azur. La pratique de la respiration consciente se développe au fur et à mesure des vagues d’émotions qui passent. On se réjouit de pouvoir et savoir partir des semis pour la saison de jardinage à venir. La sieste quotidienne est bien implantée et la pratiquer en pleine conscience est un charme sur l’oreiller. Et enfin, les rêves prennent leur place : la yourte et son potentiel à développer, le terrain à mettre en culture pour plantes médicinales et légumes, le projet de communauté, la commande d’arbres et arbustes.

Voilà, malgré la tempête que nous sommes toutes et tous en train de traverser, je vous souhaite d’y trouver votre phare, votre demeure intérieure où vous pourrez vous dire «Je suis arrivée».

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La yourte, lieu de soin et espace de guérison

Le 11 janvier dernier, c’est avec fierté et honneur que j’ai accueilli 25 personnes à la yourte de Val-d’Espoir, un nouvel espace chauffée et utilisable à l’année. En ce lendemain de pleine lune, on sentait bien l’excitation dans l’air, on a donc profité de cette vibrante énergie pour inaugurer ce lieu magique!

Avec l’installation de cette yourte, j’ai le souhait qu’on se dote d’un lieu inspirant qui respire le calme, l’espoir et la transformation. Un lieu de soin, un espace de guérison, ouvert à la communauté. J’y offrirai des cours de yoga et méditation, de même je compte y faire mon espace de traitement pour ma pratique privée en herboristerie et mieux-être. Mes services s’adressent principalement à une clientèle adulte. J’ai bien sûr toujours à cœur la relève, c’est pourquoi j’offrirai de temps à autres des activités destinées aux familles et enfants. Je souhaite également que cet espace puisse accueillir d’autres activités et initiatives citoyennes, toujours dans ce cadre et cette énergie.

Et elle vient d’où cette idée d’installer une yourte?

Il y a 11 ans, lors d’un long séjour en France, j’ai visité des amiEs vivant dans une yourte. Une de leur amie avait elle aussi une yourte qu’elle utilisait pour donner des cours de yoga. Ayant trouvé l’idée vraiment « trippante », je me suis dit que j’aimerais bien avoir cette infrastructure aussi. Le rêve avait commencé à germer.

Au cours de la dernière année, j’ai eu le souhait de me doter d’un espace de travail qui soit indépendant de la maison. L’opportunité s’est présentée à l’automne 2019 contre toute attente : des amis d’un ami doivent réparer ou démonter leur yourte avant l’hiver. Sachant que l’habitation pourrait bénéficier d’une seconde vie, ils décident finalement de la vendre, et je l’achète!

Avec l’aide d’une trentaine de personnes, la yourte est démontée à Saint-Jean-Chrysostome, un jour de fin de tempête au début novembre, puis remontée avant la première neige à Val-d’Espoir. Merci à Raphaël Blais qui a coordonné les chantiers sur le terrain, et à tous les autres bénévoles venus donner un coup de main. Longue vie à la yourte!

Crédit photo : La Nomade Photographie

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Germinations et pousses, de la verdure en plein hiver

Soirée dynamique et vivifiante, le 5 à 7 Germinations et pousses! Quelques photos de cet atelier-causerie en famille, à la fois convivial et sympathique.

 

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27 février 2018 · 11 h 38 min

Rando zen yoga : vivre la montagne autrement

Quelques images de la Rando zen yoga offerte toutes les semaines en juillet et en août cet été. Mariage parfait entre la randonnée, la découverte par les sens, le yoga et l’émerveillement!

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Migration et enracinement

Tel un oiseau, j’ai moi aussi migré, mais pas seulement pour une saison. Je suis arrivée depuis quelques mois déjà dans un nouveau coin de pays, la Gaspésie. Malgré le fait que je me considère encore comme une nouvelle arrivante, je compte bien y rester longtemps. Ce pays, je le considère comme mon nouveau chez-soi, ma terre d’accueil pour la nomade dans l’âme que je suis. J’y retrouve à la fois la nature sauvage et grandiose que l’entraide et la chaleur humaine. Tant de richesses à découvrir dans ma familiarisation avec le milieu, les gens, les mœurs, les paysages, les villages!
Plage de Coin-du-Banc, Rocher-Percé et île Bonaventure au loin

La mer est omni-présente ici, on en ressent sa puissance et sa sagesse dans tous les patelins gaspésiens. Même si j’ai grandi loin d’elle, j’ai établi une relation solide et durable avec cette étendue d’eau salée à perte de vue, dès que j’y ai mis les pieds. Elle est depuis un soutien bien apprécié pour favoriser mon intégration ici, mais surtout une source d’inspiration pour continuer d’avancer, de créer, de développer des rêves et des idées.

Enracinement au pied d’une épinette 

Novembre est déjà bien entamé et j’ai croisé ce matin ma première envolée de bruants des neiges de la saison. Arrivés du nord, ils viennent passer l’hiver ici « au chaud ». Au printemps, ces passereaux repartiront vers leur aire de reproduction en Arctique. Vais-je suivre encore une fois le mouvement migratoire des oiseaux? J’imiterai plutôt les plantes, j’installerai bien profondément mes racines en territoire gaspésien pour l’hiver, afin de m’épanouir parmi la mer, le soleil, et l’air salin!

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Cycles de vie

Le printemps est officiellement arrivé depuis déjà une dizaine de jours. Plus qu’une date au calendrier, l’équinoxe du printemps marque le moment de l’année où le jour est aussi long que la nuit. Dans la culture québécoise, celle où j’ai grandi, l’arrivée du printemps apporte son lot de discussions sur la fonte de la neige et et nous fait rêver de journées chaudes et ensoleillées. Une date qui symbolise tant dans un milieu coloré par les différents rythmes de la nature.

Éveil arbustif

Le printemps est aussi le temps où la nature se réveille, littéralement. La grenouille sortira bientôt de son engourdissement avec le réchauffement de l’eau où elle a passé l’hiver. De même, la marmotte commence déjà à se balader à l’extérieur de son terrier, après de longs mois de sommeil comateux. Les oiseaux migrateurs se tailleront une place dans le ciel bleu d’avril. De leur côté, les bourgeons des arbres et arbustes sont à leur apogée, prêts à déployer leurs feuilles, attendant eux aussi le soleil et la chaleur.

Les saisons, la lune, le jour et la nuit, la migration, l’hibernation, la dormance… Quand on s’y arrête, on s’aperçoit que notre vie est structurée par différents cycles, ceux de la nature comme ceux des humains. Les nations amérindiennes sont parmi les peuples qui ont intégré avec justesse ces rythmes à leur quotidien par des rituels destinés à célébrer, à marquer ces temps de l’année et de leurs vies.Sans nécessairement en faire une cérémonie, ce temps de changement dans notre milieu environnant peut aussi être profitable pour soi. C’est une belle occasion de s’arrêter, l’instant d’une réflexion, et observer la manière dont on vit cette transition. Comment est-ce que je m’adapte à l’hiver qui semblent s’éterniser? Quelle est ma réaction face au changement, changement de saison mais aussi tout changement, toute fin d’un cycle? Ai-je besoin de faire le grand ménage du printemps, dans ma maison mais aussi intérieurement?

Soleil printanier

Le printemps signifiera toujours à mes yeux période de renouveau et me stimule à faire comme la marmotte, à me réveiller un peu plus! Tel un soleil printanier qui se fait de plus en plus éclatant à chaque jour, la nature laisse transparaître de plus en plus des traces de ce retour à la vie. Toutes ces merveilles sont une richesse à découvrir. Qu’elles puissent être inspiration et vivacité pour nos périodes de changements!

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Quand le silence règne

 J’ai la chance de vivre dans une petite municipalité où il est facile de s’éloigner de toute source de bruit « humain ». Lorsque, à l’intérieur de mon chez-moi, le réfrigérateur se tait, l’ordinateur est au repos et la radio est éteinte, d’un coup je me retrouve face au silence. À l’extérieur, en me rendant un peu en retrait du centre du village, les moteurs vrombissants des voitures et autres engins mécaniques se font discrets et laissent place à cette absence de son.
De retour de ma visite avec le silence…

Absence de son… pas tout à fait, car en cette veille printanière la nature sort à son tour de sa quiétude silencieuse caractéristique de l’hiver, où tout semble en arrêt. Les mésanges qui ont passé la saison froide ici commencent à se faire plus bavardes. La neige entame son processus de fusion en laissant entendre quelques légers ruissellements. Dans un moment d’attention, on peut percevoir les pas bondissants d’un lièvre sur la neige, tentant d’échapper à un lynx ou un renard. Un peu plus et on arrive même à déceler l’eau sucrée monter dans les vaisseaux des troncs d’arbres en vue d’alimenter les feuilles en devenir!

Le silence témiscouatain

Cette présence sonore nous rappelle que la nature nous révèle toute une diversité d’êtres vivants, peu importe le temps de l’année ou les conditions extérieures. La solitude devient ainsi très relative lorsqu’on est dans un environnement sauvage. Le silence habité avec lequel Dame Nature nous habille est une invitation à la pause, à l’écoute et à la contemplation.

Ces jours-ci, j’aime bien prendre un temps, aussi souvent que possible, pour partir à la découverte du silence dans la forêt ou près d’un plan d’eau. C’est si facile d’oublier qu’il est possible de s’offrir des moments sans bruit. Pourtant, ceux-ci nous apportent tant en nous permettant de reprendre contact avec soi-même et d’apprécier le moment présent. Pour ma part, une visite avec le silence m’offre la grâce de trouver une paix intérieure, essentielle à la poursuite de mon idéal de vie.

Bon silence!

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Ode à la vie et à la sagesse

Lac Dôle, Saint-Louis-du-Ha! Ha!

Près de chez moi se trouve un terrain de camping en bordure d’un petit lac bien calme. Quelques sentiers pédestres sillonnent les rives et les environs des emplacements pour les tentes et roulottes. Endroit idéal pour une sortie en canot à la brunante ou un arrêt à écouter les huarts, installé sur un des bancs près de l’eau.

Les gens qui connaissent bien l’endroit savent aussi qu’un être particulier vit sur le site : un pin blanc de quelques centaines d’années, dont le diamètre doit être d’au moins un mètre. Cet arbre a une taille gigantesque pour nos forêts québécoises, il est un des quelques survivants végétaux des coupes forestières lors de la colonisation au XIXe siècle. Impressionnant par sa taille, ce pin l’est aussi par… sa sagesse. Il a traversé des époques, en a vu des générations de bûcherons et de campeurs, a résisté à d’innombrables tempêtes. Malgré tout, il est toujours là, il a toujours fière allure, et est toujours honoré par les multiples visites estivales de curieux de passage.

Symbole de la Vie, symbole de la Sagesse, ce pin blanc peut être un exemple à suivre pour nous, hommes et femmes, qui peinons parfois à avancer parmi les embûches et les ravins. Continuer, se tenir droit, voir loin, persévérer, s’enraciner pour mieux grandir… Pour tout ça, il vaut bien la peine de visiter le pin blanc près du lac, l’autre arbre qui nous inspire, le parent âgé près de soi, et de s’abreuver au vécu de ces êtres extraordinaires.

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L’automne, quand la nature se prépare pour l’hiver

Lac Long, Rivière-Bleue

Le sol commence à geler, les arbres ont tous perdu leurs feuilles, les oiseaux sont déjà bien en route vers le sud. À l’automne, plusieurs espèces végétales et animales modifient leurs habitudes pour résister à l’hiver, tel l’écureuil qui finalise sa récolte de nourriture en vue de son hibernation. Tout porterait à croire qu’il n’y a plus de vie parmi la nature qui nous entoure.

Mais pourtant… une petite visite dans les bois, près d’une étendue d’eau ou dans un champ nous démontre bien que ça grouille encore de vie! Justement, à la recherche de matériel vivant, je suis allée me balader dans les espaces sauvages environnants. J’y ‘ai fait de belles trouvailles : des aiguilles de pin pour concocter un pétillant au pin, des racines de pissenlit fraîches pour griller et faire du succédané de café, de la sphaigne où j’ai pu m’y asseoir confortablement pour admirer la nature, et j’en passe.

Peu importe le temps de l’année, il est toujours possible de s’émerveiller des chefs d’œuvre vivants qui nous entourent. En prenant le temps d’observer un coucher de soleil, d’écouter le vent souffler dans les vallées ou de toucher la rugosité de l’écorce de frêne, on prend contact avec la vie, avec le présent… avec soi, simplement.

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